La chambre des visiteurs

rouen normandie
La chambre des visiteurs Tête de femme ou Les Bijoux

Tête de femme ou Les Bijoux

« Cachez ces cheveux que je ne saurais voir ! »

« Être en cheveux », c’est-à-dire sans coiffe et cheveux libres, est indécent pour une femme en dehors de la sphère privée. La tenue et la cassette à bijoux évoquent l’intimité de la chambre ou du cabinet de toilette, et une certaine charge érotique,

Henri Léopold Lévy
Tête de femme ou Les Bijoux
Vers 1900
Huile sur toile
56,5 x 46 cm
Inv. 1904.2

La chambre des visiteurs Portrait de Louis Ricard

Portrait de Louis Ricard

Des années 1850 à la Première guerre mondiale, la barbe constitue un attribut incontournable du genre masculin. Elle conjugue les notions de virilité, de pouvoir et d’autorité. Porter la barbe signale qu’on porte (aussi) la culotte.

Léon Bonnat
Portrait de Louis Ricard, maire de Rouen
1895
Huile sur toile
95,5 x 74 cm
1917.5

La chambre des visiteurs Tirée par les cheveux

Tirée par les cheveux

« Tirée par les cheveux »

Pauvre Cassandre, tirée au sol par les cheveux lors de sa capture par les Grecs au cours de la guerre de Troie. Elle qui a le don de dire l’avenir, a-t-elle anticipé la migraine causée par son enlèvement ?

Antoine Rivalz
Cassandre tirée hors du temple de Pallas
Vers 1700
Huile sur toile ; H. 97, L. 135 cm
Inv. 1975.4.5522

La chambre des visiteurs tableau Séduction sylvestre

Séduction sylvestre

L’érotisme de cette étreinte en plein bois s’exprime avec une certaine franchise, jusque dans l’allusion capillaire. Les cheveux dressés de cet amant conquérant évoquent bien autre chose qu’une réaction d’effroi…

Charles Maurin
Séduction sylvestre
Fusain et rehauts de craie blanche sur papier gris-bleu
H. 28,7 ; L. 23 cm
1876
Inv. AG 1975.4.2982

La chambre des visiteurs Cheval couché

Cheval couché

Chez les chevaux, la robe palomino est une couleur d’apparence dorée. Son aspect le plus classique est celle d’une « pièce d’or neuve ». Les chevaux palomino naissent souvent avec une teinte plus claire que celle qu’ils auront à l’âge adulte, et foncent avec l’âge.

Cheval couché
19e siècle (?)
Bronze
9,2 x 13,8 x 5 cm
LS.1487

La chambre des visiteurs Femme tenant un miroir

Femme tenant un miroir

« Êtes-vous tricophile ? »

Au 19e siècle, on est attiré sexuellement par la pilosité humaine, notamment la chevelure. Les cheveux deviennent une forme de langage sexuel, la métaphore des poils pubiens que la décence interdit de mentionner, ou de représenter.

Joseph-Désiré Court
Femme tenant un miroir
Milieu du 19e siècle
Huile sur toile
65 x 54 cm
1866.2.3